LA SYMPATECTOMIE THORACIQUE ET SON ACTION SUR LES ROUGISSEMENTS DE LA FACE
Qu'est ce que la Sympatectomie thoracique?
Intervention chirurgicale dont le but vise à interrompre la chaîne
sympathique supérieure.
L'hospitalisation dure environ 3 jours et l' intervention est réalisée sous
anesthésie générale et généralement en 2 fois, selon les chirurgiens. Certains
chirurgien sectionnent la chaîne sympathique, d'autres préfère la 'clipper' en
la pinçant.
L'influx nerveux est donc supprimé ou fortement diminué.
Qu'est ce que les techniques du Clamping ou de la Section?
La technique du clampings (ou clipping) consiste à écraser la chaîne
sympathique à l'aide de pinces alors que la section consiste tout simplement à
couper le nerf.
Quels sont les avantages/inconvénients du Clamping?
La réversibilité peut-être possible si les clips sont enlevés. Très peu
d'opérés décident de se faire enlever les clips. Il faut noter qu'enlever les
clips peut entraîner une déchirure ou coupure du nerf. Ne décidez pas de vous
faire opérer en pensant que vous pourrez éventuellement retirer les clips, car
les données sur la réversibilité sont encore trop insuffisantes.
Gène: Les tissus avoisinants autour du nerf sont clippés et cela peut
occasionner une douleur.
Davantage de douleur, la cicatrisation des poumons aux clips occasionne une
période de rétablissement plus longue et des saignements possibles.
Chances de réussites moins élevées: le clamping a des chances de succès
variables car il n'arrête pas complètement le flux nerveux. Si les clips sont
mal positionnés, ils n'arrêteront pas les signaux nerveux.
La présence d'un corps étranger dans le corps, comme les clips, peut
entraîner des douleurs, des symptômes peuvent réapparaîtrent, ou pire, de
nouveaux symptômes pourraient même apparaîtrent.
La transpiration compensatoire PEUT être moins importante qu'avec la section,
le flux étant encore partiellement présent. D'une manière générale, moins la
chaîne sympathique est endommagée, moins la transpiration compensatoire aura de
risque d'être élevée.
Remarque:
Ceci est seulement un guide et a été créée dans le seul but d'aider les
patients à prendre une décision. Avant de vous faire opérer, vous devriez
étudier ces données avec votre chirurgien, ainsi que toutes ressources
disponibles.
Quels sont les avantages/inconvénients de la section?
L 'Opération est non réversible à moins d'une greffe de nerf.
Douleurs: Pas de blessures au niveau des tissus avoisinants le nerf, donc peu
de douleur. On note cependant qu'une patiente a indiqué des douleurs "fantômes"
au niveau du nerf, comme des douleurs que l'on peut ressentir après une
amputation.
Meilleures chances de réussite que le clipping grâce à une section précise et
sélective du nerf et des nerfs accessoires.
Pas de corps étranger laissé à l'intérieur du corps.
La transpiration compensatoire peut être plus élevée que pour le clipping, le
flux nerveux étant complètement interrompu.
Remarque:
Ceci est seulement un guide et a été créée dans le seul but d'aider les
patients à prendre une décision. Avant de vous faire opérer, vous devriez
étudier ces données avec votre chirurgien, ainsi que toutes ressources
disponibles.
Quels chirurgiens pratiquent la sympatectomie en France?
La plupart des chirurgiens thoraciques peuvent pratiquer l'intervention. Nous
conseillons par contre de vous rendre chez ces spécialistes qui ont déjà
pratiqué l'intervention pour l'Ereutophobie:
Dr Valla (Paris)
Dr Grosdidier (Nancy)
Dr Wack (Metz)
Quels sont les effets secondaires de l'opération?
- Le risque de syndrome de Claude Bernard Horner :
Lorsque cette complication est présente, le signe le plus visible est une
chute de la paupière du côté opéré. Survenant dans 0,5 à 1% des cas il est le
plus souvent transitoire (1 à 3 mois). Il n'altère pas la vision, et peut être
corrigé par chirurgie esthétique lorsqu'il est gênant.
- La sudation compensatrice :
La suppression du tonus sympathique au niveau de la face et des membres
supérieurs s'accompagne d'un arrêt ou d'une diminution très conséquente de la
transpiration des territoires considérés (face, mains , bras , aisselles parfois
jusqu'à l'hémithorax supérieur). En conséquence, pour maintenir un équilibre
thermique, le corps reporte sur la moitié inférieure du corps la sudation
supprimée sur la moitié supérieure. Cette sudation compensatrice survient dans
70% des cas environ. Elle est perçue comme gênante dans 20% des cas et très
gênante dans seulement 2% des cas. Le facteur favorisant est essentiellement un
climat chaud (>25°) et une hypersudation généralisée préexistante (surpoids).
Cette hypersudation de la moitié inférieure du corps régresse légèrement en
quelques mois ou quelques années mais est définitive. Dans certains cas, une
sudation du pourtour de la bouche peut également survenir en mangeant des plats
épicés. Cette sudation particulière est rarement une gène, et a tendance à
disparaître au bout de quelques années.
Il est possible de traiter une sudation compensatoire trop importante : selon
l'opération initialement pratiquée, soit il faut enlever les clips et la
sudation peut diminuer, soit en cas d'interruption de la chaîne, il est possible
de greffer un segment de nerf (sural ou intercostal) entre les deux extrémités
sectionnées et attendre la repousse nerveuse qui sera canalisée (partiellement)
par cette greffe.
Parfois des injections de Botox sur les zones les plus humides peuvent
diminuer le degré de sudation compensatoire et ainsi améliorer le confort.
- Le ralentissement du rythme cardiaque à l'effort :
En moyenne le rythme cardiaque s'accélère moins qu'auparavant à l'effort : de
l'ordre de moins 5 à 10 battement minute.
- Enfin un syndrome de désadaptation à l'effort et de fatigue chronique a été
rapporté par quelques patients aux États Unis, mais n'a pas été décrit en
France. Il n'est pas retrouvé dans les publications scientifiques sur le sujet
malgré des séries étudiées maintenant de plus en plus importantes (plus de 1500
patients sur certaines séries).
Quelques travaux font penser que cette désadaptation à l'effort pourrait être
en relation avec le démasquage d'un syndrome obstructif des petites bronches
déjà existant (asthme) mais qui n'était pas perceptible auparavant .
(source: Site du Dr Valla)
Quels résultats peut-on espérer après la chirurgie?
80 à 85% de patients sont guéris ou très améliorés. En général l'amélioration
est si spectaculaire que les patients se réinsèrent socialement en quelques
semaines, un fois passée la période post opératoire un peu douloureuse au niveau
du dos.
Dans de rares, ce résultat est transitoire, avec récidive en quelques années
après par "repousse nerveuse". Ces récidives sont plûtot observées lorsqu'il
s'agit d'une coagulation simple de la chaîne sympathique ou d'un écrasement de
la chaîne par clips. Dans ces cas une nouvelle intervention peut si nécesaire
tenter de corriger le résultat insuffisant de la première intervention
En général si le résultat s'est maintenu au moins un an, il a toute les
chances d'être durable.
(Source: Site du Dr Valla)
Comment se passe une sympatectomie thoracique?
La consultation de l'anesthésiste réanimateur est obligatoire avant
l'intervention.
L'hospitalisation dure de 2 à 4 jours, selon que l'intervention est uni ou
bilatérale.
Elle est réalisée sous anesthésie générale.
Après désinfection de la peau et préparation du champ opératoire, le
chirurgien réalise de 2 à 4 petits trous de 5 mm à 1 cm sous l'aisselle et
introduit les instruments entre les côtes.
Sur l'écran de télévision, il inspecte en premier la totalité des zones
accessibles pour détecter d'autres anomalies méconnues et éventuellement
curables dans le même temps (brides, bulles d'emphysème).
Arrivé sur le site il réalise l'ablation d'un fragment de plèvre pour
découvrir le nerf, sectionne (ou clippe) le sympathique au bon niveau, puis
selon les cas les choix techniques ôte la chaîne et les ganglions sur une
hauteur variable dépendante du cas du patient.
Dans certains cas, le chirurgien peut être amené à renoncer a aborder le nerf
(cas d'adhérences trop importantes faisant risquer des complications graves par
exemple).
L'intervention qui dure selon les difficultés anatomiques de 15 minutes à 1
heure 30 est alors terminée. Le chirurgien vérifie ensuite que rien d'anormal
n'est survenu en dehors du champ de vision limité qu'il a lors de
l'intervention. Il retire ensuite un à un les instruments et laisse en place
dans la cavité pleurale un drain qui aura un rôle diagnostic (vérifie qu'il n'y
a pas de saignement anormal) et thérapeutique (évacue l'air, le sang et remet
ainsi le poumon à sa place contre la paroi).
Ce drain est ôté en salle de réveil (1 à 2 heures après la fin de
l'intervention) si tous les tests d'ablation sont normaux. Après un séjour en
salle de réveil (environ 2 heures), si tout est normal, le patient remonte dans
sa chambre. La sortie est en général autorisée le lendemain de l'intervention si
la radiographie thoracique de contrôle est normale.
(Source: Site du Dr Valla)
Est ce que la Sympatectomie présente des risques?
Il existe très peu de risques à cette intervention, qui doit être réalisée au
mieux par un chirurgien compétent en chirurgie thoracique, familier de la
chirurgie vidéo assistée et expérimenté dans la prise en charge de
l'éreutophobie pour poser l'indication opératoire dans cette pathologie très
particulière.
En effet, le principal (et redoutable) accident est la blessure accidentelle
du cœur ou d'un gros vaisseau intra thoracique (aorte, veine cave, artère ou
veine pulmonaire, veine azygo, artère ou veine sous clavière) qui exige, pour
être rattrapée, d'être déjà installé en position d'ouverture du thorax, pour
rapidement ouvrir le thorax et obturer la fuite sanguine avant de réparer le
vaisseau.
En dehors de ce risque vital, très exceptionnel il est vrai, et du risque
anesthésique propre à chaque intervention sous anesthésie générale d'autres
incidents peuvent survenir :
La blessure du poumon, avec le risque de fuite aérienne nécessitant la pose
d'un drain thoracique.
Le saignement d'un petit vaisseau nécessitant aussi la pose d'un drain
thoracique ou très exceptionnellement la reprise chirurgicale pour stopper
l'hémorragie et nettoyer la cavité pleurale.
L'infection du site opératoire ou de la cavité pleurale (exceptionnel).
(Source: Site du Dr Valla)